11 février 2008

Vladimir le Juste

ENTREFILET découpé dans L'Actualité, il y a quelques années.

Au Châtelet, à Paris, Vladimir Spivakov joue le Concerto de Sibelius. La dernière note jetée, la salle applaudit à tout rompre. Le violoniste revient sur scène; on croit que c’est pour un rappel. Non, il s’adresse au public: «Merci. Mais ce soir, mon jeu ne valait pas ces applaudissements.»

Quel dilemme! Accepter modestement des applaudissements non mérités ou insulter le public en rétablissant la vérité.
L'histoire ne dit pas s'il s'est trouvé quelqu'un pour applaudir aux concerts subséquents.


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